Le Monde perdu - Les Exploits du professeur Challenger

Pages: 
248
Date de publication: 
1912

Quand le jeune journaliste Malone demande à son rédacteur en chef qu'un grand reportage lui soit confié, il se voit convié le soin d'interviewer le célèbre, l'irascible, le mégalomane professeur Challenger. Celui-ci de retour d'une expédition en Amérique du Sud prétend y avoir trouvé des animaux extraordinaires, mais il est la risée du monde scientifique. Lors d'une houleuse conférence scientifique à laquelle participe le professeur Challenger, une mission est décidée pour vérifier ses dires. L'équipe sera composée du Pr Summerlee, rival de Challenger, de Lord John Roxton, grand aventurier, et du jeune Malone...
(Source Ebooksgratuits.com)
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Voir aussi:
La ceinture empoisonnée
Quand la terre hurla
La machine à désintégrer
Extrait du livre
"M. Hungerton, son père, n’avait pas de rival sur la terre pour le manque de tact. Imaginez un cacatoès duveteux, plumeux, malpropre, aimable certes, mais qui aurait centré le monde sur sa sotte personne. Si quelque chose avait pu m’éloigner de Gladys, ç’aurait été la perspective d’un pareil beau-père. Trois jours par semaine je venais aux Chesnuts, et il croyait dans le fond de son cœur que j’y étais attiré uniquement par le plaisir de sa société, surtout pour l’entendre discourir sur le bimétallisme ; il traitait ce sujet avec une autorité croissante.
Un soir, j’écoutais depuis plus d’une heure son ramage monotone : la mauvaise monnaie qui chasse la bonne, la valeur symbolique de l’argent, la dépréciation de la roupie, ce qu’il appelait le vrai taux des changes, tout y passait.
– Supposez, s’écria-t-il soudain avec une véhémence contenue, que l’on batte partout le rappel simultané de toutes les dettes, et que soit exigé leur remboursement immédiat. Étant donné notre situation présente, que se produirait-il ?
J’eus le malheur de lui répondre par une vérité d’évidence : à savoir que je serais ruiné. Sur quoi il bondit de son fauteuil et me reprocha ma perpétuelle légèreté qui, dit-il, « rendait impossible toute discussion sérieuse ». Claquant la porte, il quitta la pièce ; d’ailleurs il avait à s’habiller pour une réunion maçonnique."
 

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